La famille recomposée aujourd’hui :

Depuis quelques années les recompositions familiales commencent à intéresser les médias, les romanciers, les humoristes, mais aussi plus « scientifiquement » les sociologues, les juristes et les psychologues ou psychanalystes. Les familles recomposées intéressent car, ajoutées aux familles monoparentales et homoparentales, elles semblent devenir, dans un temps relativement court, au moins aussi importantes en nombre que les familles dites traditionnelles. Or, de nombreuses> personnes considèrent encore que les transformations familiales sont une menace pour notre société et persistent à dénier le rôle que peuvent jouer dans la vie d’un enfant des intervenants autres que les parents légitimes, notamment les beaux-parents.

Pour donner quelques chiffres, pour 3 mariages il y a un divorce en Europe (estimation de 2003), alors qu’il y a quarante ans il y avait 15 mariages pour un divorce. Un enfant sur 3 a des parents divorcés. La plupart du temps, les enfants du divorce vivent en famille monoparentale. 1,6 millions d’enfants vivraient en famille recomposée. 1 enfant sur 4 est amené à vivre dans une famille recomposée, ou monoparentale ou homoparentale. Sur 10 enfants du divorce, un seul vit en famille recomposée, mais c’est un chiffre qui ne cesse d’augmenter. Les enfants restent encore en grande majorité au domicile de la mère. Après la séparation, les hommes se remettent en couple plus vite que les femmes. Donc si ils « recomposent » de leur côté, c’est avec les enfants de leur nouvelle épouse, si enfants il y a. Cependant, de plus en plus souvent, les parents divorcés optent à présent pour une résidence alternée. Ce qui veut dire concrètement que les enfants sont de plus en plus susceptibles de vivre, statistiquement parlant, la moitié du temps en famille monoparentale (la mère) et l’autre moitié en famille recomposée (chez le père qui cohabite avec les enfants de la nouvelle femme ou qui a refait des enfants avec elle).

Tous les chiffres qui concernent ces changements familiaux augmentent. On a vu une différence de plus de 11% en à peine 10 ans en ce qui concerne le nombre des recompositions. Un chiffre en augmentation également est celui concernant l’attribution de la garde des enfants au père, grâce à la résidence alternée