Le statut de beau-parent en Europe

Il est sans doute temps que la France prenne elle aussi en considération l’évolution de ces nouvelles familles et leur donne les outils suffisants pour réduire leurs difficultés. L’évolution du nombre croissant de ces familles nous oblige alors à repenser « la famille » autrement que reposant essentiellement sur la filiation biologique ou la filiation par adoption. Elle incite les parents reconnus comme tels par l’état civil à ne pas se comporter comme des « propriétaires » exclusifs de leurs enfants, mais à s’ouvrir sur une éducation partagée qui ne remet aucunement en cause leur autorité parentale.

Si la France connaît encore un tel vide juridique, il n’en est pas de même partout en Europe et certains pays se sont penchés sur une législation déjà en vigueur. Notamment, en Angleterre, au Pays-de-Galles, au Danemark et aux Pays-Bas, les beaux-parents ont un statut qui délimite leur fonction et leur donne une existence. Ils bénéficient de droits et de devoirs légaux (qui ne retirent rien aux parents naturels) vis-à-vis de l’enfant dont ils s’occupent quotidiennement.